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Mise-au-pointages

Mercredi 9 juillet 2008

Bah oui, normalement, c'est un journal de deviantArt (n'est-ce pas Gaeti ? =p), mais bon, up-dater son blog, des fois, c'est pas mal aussi. Alors en attendant la fin de ma prochaine nouvelle, et le scan de mes derniers dessins, voilà, quoi.

"Bah au final, non. Je veux dire, non, quoi. On devrait jamais se faire de soucis. Même pas pour le bac, ou les exams, les concours, les bourses, les voyages dans le Pas-de-Calais, les étagères de dvds trop petites ou les services de banque persuadés qu'au-delà de votre 85D vous êtes Monsieur Thaïs Arias. Au final, on pousse, on tasse, on écrase, on force, ou simplement on prend sur soi pour dépasser son stress, et tout va bien dans le meilleur des mondes.
Et paf ! Du jour au lendemain, c'est fini le "étudiante en instance de bac" que, naïve, on trouvait à la fois classe et rassurant, avec un petit côté "ça, c'est fait, maintenant dormons". Et nous voilà "bachelière mention Bien acceptée à l'Ecole du Louvre". Et là, là... Ca commence à faire vraiment peur. On oublie le bac, le stress des mains qui tremblent avant de se connecter pour voir les résultats du concours et l'abominable culpabilité d'avoir été la seule personne parmi celles qu'on connaissait et qui tentaient l'Ecole à l'avoir eu. On regarde la tronche du dossier d'inscription, et rien que ça, ça tétanise. Huit pages sous enveloppe kraft qui hurle à pleins poumons "C'est fini ! Tu pars loin et t'es toute seule, maintenant !". Et encore... S'il était facile à comprendre, ça irait. Alors on parcourt les pages, une lueur stupide d'incompréhension imprimée sur la rétine. On comprend une poignée de mots. "Enseignement de spécialité : Histoire du cinéma", par exemple. On s'en fiche, on a compris l'essentiel. On coche à tâtons. C'est pas ça qu'il faut faire ? Hein ? Et re-paf ! Blanco, sur le dossier d'inscription. Moche. Très moche. Et le pire, c'est qu'on s'en fiche. On se demande juste si les cours de soutien de numismatique seront obligatoire. Soupir. De toute façon, on sait rien. Même pas la date de la rentrée. Internet crie "le 17 septembre !!!" alors que la paperasse chantonne "et non, c'est deux jours avant !!".
Alors on écoute plus. On sourit béatement. On pense pas à l'avenir, on pense pas qu'on a pas de logement sur Paris, on pense pas que du coup on connait personne là-haut, ou presque, on pense pas que les Beatles en boucle, ça peut finir par saoûler quelqu'un. On est sur un nuage, un foutu mirifique nuage d'amour, de joie, de soulagement et d'histoire du cinéma. Le stress on le voit plus. Presque plus.
Quand t'es sur le nuage, c'est par en dessous qu'il pleut, non ?"






Par Thais
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Mercredi 18 juin 2008






Elle va devenir une de ceux-là !!!!!!!








Par Thais
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Vendredi 30 mai 2008

Vous le connaissez tous. Son ombre plane sur vous. Il vous hante, qu'il appartienne au passé ou au futur (mais bon, au passé, vachement moins, quand même), ou pire, au présent. Chaque fois que vous croisez vos cours, vos livres, vos profs, vous sentez son regard qui vous transperce, vous nargue, et vous dit haut et fort "Haha ! Gros naze ! T'y arriveras jamais !". Oui, c'est lui. Non, pas lui, l'autre. Juste derrière. Là, lui. Oui, c'est le baccalauréat (le bac, pour les intimes, les djeun's, leurs profs et les gens qui pensent que ça s'écrit "bac à lauréats"... Ok, un peu pour tout le monde, donc.).

C'est à cause de lui que nous, pauvres Terminales, pauvres Premières impies, nous redoutons l'arrivée de l'été, synonyme de prostration, de révisions, de cafés, de cigarettes, d'antidépresseurs, et puis bon, surtout de bac.

Et bon, je ne vaux pas mieux que tout un chacun (bon, si, d'accord, je le sais, merci, mais disons, pas sur ce sujet-là), donc, je stresse. Mes épreuves ont commencé (en gros, j'ai fini les trois étapes du bac de sport -à savoir volley, acrosport et 3x500m- et le théâtre facultatif), et ne sauraient tarder à reprendre. Donc, pour ceux que ça intéresse -le commun des mortels étant sensé être relativement au courant de ces dates-, mon oral d'Histoire des Arts aura lieu le 10 juin, puis le 16, écrit de philo de 8h à 12h ; le 17, histoire-géo le matin et espagnol l'après-midi ; le 18, littérature le matin et histoire des arts l'après-midi ; et le 19, l'épreuve d'anglais, the last but not the least. Alors voilà, pression, pression, pressiiiiiiiion... Puis, résultats du concours de l'Ecole du Louvre pendant la deuxième quinzaine de juin, donc, en gros, histoire de pas désespérer (ou en tout cas moins) si je rate, j'attendrai le 19 juin dans l'après-midi pour me connecter. Alors voilà, pression, pression, presiiiiiiiion, pressiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiion... Terreur. Tout ça.

Mais il faut garder la tête haute et les antidépresseurs bien au fond du tiroir, sous la boite de Durex©, le Closer© et la chaussette sale esseulée. Réviser ses cours sans trop se coller la pression, lire ou relire deux-trois bouquins, inventer des mécanismes de pompes suffisamment ingénieux pour passer au travers du regard infra-rouge des examinateurs et boire beaucoup (parce que bon, les moustiques, la chaleur, tout ça, faut aussi s'en occuper. Sous le bac c'est la plage, alors imaginez vous débarquer on the summer beach pleins de pustules rouges... Vous serez déjà blancs comme des fesses de missionnaires qui viennent de sortir de leur oeuf, n'en rajoutez pas !). On l'aura, le bac ! Avec mention, sans mention, du premier coup, au rattrapage, après un redoublement, peu importe. On se doute pas encore de ce que c'est, la vie étudiante.

On croit encore au père Noël, et hier encore la petite souris a échangé notre dent de lait contre un joli billet de cinq euros (qu'on avait vu dans le porte monnaie de notre mère dans l'après-midi, et même qu'elle avait pas voulu nous acheter un chouigome alors qu'elle avait des sous-euh !). Mais c'est fini, ça. Time's up. Une fois qu'on a notre bac en poche, on croit qu'on est sorti de l'auberge. Mais faut pas s'y tromper. On est peut-être sortis, mais faut encore éponger notre ardoise, et elle est plus longue que trois ou quatre jous sans pain, sans eau et sans épisode de South Park. Etudes supérieures, appart, factures, banque, impôts, métro-boulot-dodo... Partir loin, le plus souvent. Seul, surtout. Seul.

On est encore des gosses, on mange du Kiri© et on chante les chansons des Disney dans la cour de notre bahut, et du jour au lendemain, on est lâché dans la cour des grands, et les chansons des Disney, on les apprend à nos gosses, à nos neuveux, nos petits-cousins ou pire, aux gosses qu'on est obligé de garder pour que la mère célibattante du troisième nous aide à nous racheter une ou deux conserves de pois-chiches pour finir le mois (parce que bon, on est que le 8 et 22 jours sans manger, c'est un poil trop. 15, passe encore, mais bon...).

 

Alors, les gens, avant de vous plaindre, de stresser, et de vous débarasser discrètement de vos Closer et vos Durex pour chercher l'amour de votre vie (quelqu'un qui voudra bien que vos enfants s'appellent Sophie et Jules, et qui soit du sexe opposé au votre, si possible) parce que c'est plus sérieux pour l'adulte que vous vous apprêter à devenir, souvenez-vous que c'était vraiment cool, d'être jeune et insouciant. Perdez pas cette fraîcheur qui fait que les gens vous apprécient, qu'elle, ou lui, ou eux vous aiment, perdez pas la roseur de vos joues pour un gris terne comme une architecture de Perret. On est tous encore un peu jeune, et aucun métro, aucun boulot et même aucun dodo ne nous empêchera jamais de manger du Kiri© devant Alice au pays des Merveilles !


 

[Mon premier appart. Je regrette que ça se soit terminé comme ça, n'empêche. Ca me manque, vous me manquez, ON me manque...]

Par Thais
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Mardi 8 avril 2008

Commençons par le commencement. Le commencement (c'est à dire là où j'en suis, pour ceux qui suivent pas, oui, toi, au fond, c'est bien de toi que je parle), c'est Thaïs, 17 ans, cobaye de cette insignifiante page web, gribouilleuse pro et étudiante de Z'arTech (comme on dit chez nous).

"Cher Papa Noël, pour Noël, je voudrai du talent"

Donc, plus exactement, c'est moi :
- Etudiante en histoire des arts, et peut-être à l'Ecole du Louvre l'an prochain (une chance sur cinq à peu près, croisez les doigts).
- Gribouille pour son plaisir, et parfois pour celui des autres, mais sans réel objectif.
- Deux ou trois projets de bandes dessinées plus ou moins avortés.
- Fantasme depuis plusieurs années sur le fait de jouer de la guitare, et désormais heureuse détentrice de l'instrument sus-nommé.
- Rêve d'égaler le niveau d'écriture des plus grands (ou au moins des gens de sa famille...) mais patauge un peu dans la semoule.
- A reprit le théâtre en option facultative cette année, en tire beaucoup de plaisir et d'épanouissement personnel, sans pour autant être capable de juger sa prestation personnelle.
- Plusieurs expériences, maintenant, en temps que mannequin, mais une peur panique d'essayer de passer de l'autre côté de l'objectif ou de la caméra, malgré une curiosité inébranlable.
- Un désir qui revient au galop de faire des castings pour le cinéma.

Entre autres, évidemment. C'est pas facile de faire le point, là, comme ça, un point exhaustif de toutes les ambitions (plus ou moins) avortées que je peux bien avoir en ce moment (surtout à la troisième personne, c'est vachement dur !). Mais bon, je crois ne pas m'en être trop mal tiré, et au pire, je pourrai toujours modifier cette liste plus tard (le web est une matière si fluctuante...). Je disais donc...
En fait, non, j'avais fini.



Par Thais
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Lundi 7 avril 2008

07 avril 2008, jour d'introspection.

Avec une pioche, une pelle et des vivres pour un bon mois, je suis partie en expédition à l'intérieur de moi-même, histoire de faire le point, et de planter un joli drapeau tout blanc sur ce que je suis, histoire de me réapproprier un peu.
Et j'ai découvert quelqu'un que j'étais pas tout à fait sûre d'avoir envie de rencontrer. Une fille "difficile à cerner", le genre changeant et pas forcément fiable, atrocement maladroite, avec son corps et ses mots, d'une jalousie et d'un matérialisme révoltants (et pas toujours sur des plans où on peut le justifier), à la fois timide et extravertie, mais jamais au bon moment, une fille qui ne va jamais jusqu'au bout de ce qu'elle entreprend.
C'est facile de dire...

J'aurai voulu être une artiste accomplie. Ce genre de rejeton qui sait tout faire, qu'on appelle un "génie" et qu'on pond une ou deux fois par siècle. J'ai loupé le coche. Du coup, je tatonne, un peu dans le vide.
J'ai commencé par la danse, mais en fait non.
Puis le piano, mais en fait, non plus.
Puis le théâtre, c'était mieux, j'aimais bien et j'avais ce qu'on peut appeler un peu de talent.
Puis le dessin, j'étais jamais satisfaite.
Puis la peinture, ça valait guère mieux.
Puis la sculpture, comme mon père, mais en fait non.
Puis la photo, qui n'avait jamais du sens que pour moi.
Puis la BD, où je me suis découragée toute seule alors que j'avais l'impression d'avoir trouvé une vocation.
Puis le graphisme pur et dur, trop exigeant pour moi.
Puis l'art appliqué, trop cadré.
Puis l'histoire de l'art, trop restreint, pas assez créatif.

 Parce que j'ai toujours voulu tout faire. Mais bordel, j'ai 17 ans. Si c'est vraiment ça que je veux faire, je peux encore tout essayer, j'ai le temps de me planter, de tomber, de me relever et de recommencer. Mais si je tombe sur un truc que je sais faire, et que j'aime faire, je dois foncer dans cette voie, me donner tous les moyens. Alors je vais continuer à tatonner, à expérimenter, et à chercher. Et ici, ce sera mon vide-poche, pour lâcher mes "oeuvres" et faire le point.

Si y'en a que ça intéresse...


Par Thais
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